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 J'ai rencontré le diable

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AuteurMessage
G-Alicia
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Messages : 13
Date d'inscription : 17/05/2011

MessageSujet: J'ai rencontré le diable   Lun 11 Juil - 14:50

I saw the devil


Synopsis
Un serial killer viole, découpe et tue (par cet ordre) la fiancée d'un agent secret. Celui-ci jure de se venger et une traque impitoyable commence. Cependant, il le relaisse partir dès qu'il réussi à l'attraper.

Distribution
Lee Byung-hun
Min-sik Choi
Gook-hwan Jeon : Jang
In-seo Kim : Se-Jung
Cheon Ho Jin : Oh
Oh San-ha : Joo-yeon
Kim Yoon-seo : Se-yeon

Fiche technique
Réalisateur : Jee-woon Kim
Scénario: Park Jung Hoon
Musique: Mowg
Photographie: Lee Mo-gae
Producteur: Hyun Kim Woo Entertainment Peppermint & Company Syz /
Année / Pays: 2010 / Corée du Sud
Durée: 141 min.
Titre : Akmareul boattda
Langue : coréen


Commentaires
Jee-Woo Kin est un réalisateur incroyable, je ne vous apprends rien. De film en film, il a réussi à toucher presque tous les sujets; le drame familial dilué dans la sauce terreur, "Deux Sœurs", très Alejandro Amenábar; le thriller fataliste et chef d'œuvre "A Bittersweet Life" ou le western-spaghetti transféré en Chine, "The Good, the Bad, the Weird".

Son dernier film, pourrait être dans la ligné de ce que la Corée du sud se complait à reproduire depuis ces dernières années, à savoir, le thriller ultra violent où il est question de vengeance ou de règlement de comptes. Ou les deux. Le gentil stresse, cours et transpire pendant le long du film (stressant d'ailleurs tout le monde et tout son monde), et le méchant se la joue calculateur, froid et incroyablement créatif.

Ici il est question de tout ça mais le gentil n'est pas si gentil que ça et le méchant est barge à l'état pur. Jee-Woo Kin confronte deux bêtes sauvages qui jouent au chat et la souris à tour de rôle, explore tout le mal inimaginable, concentré dans la peau d'un serial killer. C'est une nouvelle étude sur la réalisation du mal poussé à l'extrême limite. Et puis il ne va pas de main morte. Vous en verrez de toutes les couleurs, rouges, de préférence.

Trop, trop. Je dois avouer que la plupart du temps j'ai regardé du coin de l'œil et que quelques scènes je ne les ai pas regardé du tout. Ames sensibles s'abstenir. I saw the devil, qui a été défini comme "dévastateur et sadique" est sans aucun doute le film plus violent que je n'ai jamais vu de toute ma vie. Et j'en a vu. Et puis 141 min c'est long!

Ici il n'est pas question de qui va finir avec qui, mais le jeu. Ces 141 minutes on les tient par une interprétation des plus époustouflantes de deux acteurs principaux (les nanas sont juste là pour se faire découper dans les plus atroces souffrances, oh, mince, je viens de vous raconter les trois quarts du film…!). Choi Min-Sik (Oldboy, Sympathy for Lady Vengeance) incarne le plus grand salaud fils de pute psychopathe (et ce n'est rien) avec une férocité propre d'une hyène enragé. Le Jocker, que Dieu ait son âme, était un enfant de cœur à côté de lui.

Jee-woon Kim s'est appliqué à nous montrer deux hommes complètement opposés. L'un est un animal enragé, habillé n'importe comment, taches de sueur, transpiration et autres, assorties à ses yeux vides et ses cheveux dégoulinants. C'est la crasse, la saleté, la merde ambulante, l'abomination. Plus crédible dans son rôle de diable que d'autres acteurs ou figures fantastiques. Enfin, la gamine de "L'exorciste" était à vomir, ou Robert de Niro avec ses ongles parfaitement limés dans "Angel heart", très effrayant. (Et cet œuf dans les mains représentant l'âme, l'horreur)

Mais plus le film avance, plus on se demande qui a vu le diable, et surtout qui est le diable. Lee Byung-Hu, avec cette beauté d'éphèbe (dur) qu'il se trimballe, incarne un agent secret assez exécrable aussi dans son genre. Parfaitement habillé, propre, impeccablement rasé et coiffé, il jure au bric-à-brac de la dépouille de sa fiancée, d'infliger mille fois la souffrance qu'elle a subit au tueur. Alors la chasse commence.

Lui aussi est un animal plus qu'enragé. Calculateur, sûr de lui. Est-ce qu'un homme devient "comme ça" du jour au lendemain, style je pette les plombs ou c'était déjà en lui, comme un sorte de VIH? Puisque le réalisateur a voulu explorer un côté très psychologique, j'aurais aimé qu'il développe un peu plus le personnage de Lee Byung-Hu. Est-ce qu'il a été pris d'une folie passagère, s'il était déjà un homme violent… nous ne savons rien de lui. Avait-il déjà le diable en lui?

Lee Byung-Hu, acteur fétiche de Jee-woon Kim est capable, rien que par ses expressions (n'oublions pas, à l'asiatique, donc assez discrètes), nous faire ressentir le moindre de ses sentiments. Plus expressif que Batman, dont les influences du dernier épisode, "The Dark Knight" du réalisateur britannique Christopher Nolan, se font sentir dans I saw the devil, il es aussi plus entier, plus dynamique. Avec ce charisme qui le caractérise, il nous amène avec lui dans sa vengeance diabolique.

Fin bâclée, des points qui auraient pu être plus développés, trop de carnage, "I saw the devil" est néanmoins une expérience innovante; déjà par le sujet mais aussi par la façon de filmer. Presque toujours à l'intérieur d'une voiture, ce qui donne, à cause d'un espace confiné, un accent sur la peur de l'autre, "I saw the devil" est "quand même" un tournant du cinéma coréen.

Je répète, âmes sensibles s'abstenir.
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Valee
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Messages : 263
Date d'inscription : 02/07/2011

MessageSujet: Re: J'ai rencontré le diable   Dim 27 Nov - 21:41

Je confirme âme sensible s'abstenir, je rejoins ton analyse G-Alicia par moment c'est un peu overdose, mais l'idée de confronter 2 personnages différents mais finallement assez proches est intéressante, la fin laisse un goût d'inachevé,dommage!
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LeeG
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Messages : 86
Date d'inscription : 16/05/2011

MessageSujet: Re: J'ai rencontré le diable   Lun 28 Nov - 8:55

Ce que j'ai vraiment trouvé d'intéressant dans "J'ai rencontré le diable", c'est l'origine de cette confrontation entre deux individus, tous deux, habités par le mal : l'un psychopathe sanguinaire et l'autre habité par sa soif de vengeance : le premier nourrissant le deuxième.

Le réalisateur a su mettre en lumière une vérité peu révélée dans les films occidentaux (on ne badine pas avec la mort chez nous !) : cette ligne si infime entre le bien et le mal : basculer du côté obscur ne révèle pas un choix personnel mais un jeu de circonstances, même si cela demeure toujours un choix.

Les coréens (précepte asiatique) s'accrochent à l'idée que rien n'est blanc ou noir (Ying & Yang) et que la seule théorie inexorable de l'Univers c'est l'assurance que nous allons tous mourir un jour.

Cette vérité, bien qu'une évidence, garde une connotation rigide même chez les asiatiques ayant ingéré cette information depuis leur plus tendre enfance. Dans la réalisation de leurs films, le corps n'est qu'un morceau de chair (lacérée, en putréfaction) et l'âme une entité toujours en émoi proche du désespoir errant non loin des méandres de la folie.
Finalement, ils renvoient une vision unilatérale de la vie tout en jouant avec l'idée que tout n'est pas tout blanc ou tout n'est pas tout noir, histoire de justifier la errance et le manque de repère des personnages (quand ce n'est pas du scénario) : les réalisateurs coréens aiment à brouiller les pistes, se donnant comme bon prétexte, somme toute, que l'impossible reste possible et jouer sur cette facilité donnera aisément cette impression d'inachevé, de jamais acquis... La boucle n'ait finalement jamais bouclée. On sur-joue la frustration.

Les Coréens, en particulier, ont l'esprit et le percept tronqués par les souffrances de la partition et du génocide. Leurs films véhiculent la souffrance, l'inachevé pour affirmer que leur futur n'en demeure pas moins qu'un point d'interrogation : ce qui est sur c'est que demain pourrait être pire que l'a été hier.

"Un meilleur lendemain" notion onirique, voire utopique qui transpire dans quasi toutes les œuvres cinématographiques coréennes.

Je crois que pour bien comprendre l'univers du cinéma Coréen il faut garder en tête le contexte historique de ce pays dont les cicatrices sont loin d'être refermées...

Merci d'avoir lu mon avis...







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MessageSujet: Re: J'ai rencontré le diable   Aujourd'hui à 5:41

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